Conversation avec Tito Dupret. Éditions Tandem.
Dans cet entretien publié peu avant sa mort, Jack Keguenne revient sur son parcours de poète et de plasticien, en mettant surtout l’accent sur ses « calligraphismes » : des écritures illisibles, sans alphabet ni mots, nées de simples gribouillages et influencées par l’abstraction. Au fil des années, son travail évolue d’une graphie gestuelle et expressive vers une abstraction plus géométrique, minutieuse et monochrome, où les séries et les répétitions deviennent essentielles.
Pour Keguenne, ses poèmes comme ses œuvres graphiques ne cherchent pas à transmettre un message précis : ils sont des « propositions » laissées à l’interprétation de chacun. Le calligraphisme lui permet ainsi de se libérer des contraintes du langage, du lyrisme et du « vouloir-dire », tout en conservant le pouvoir de l’écriture. Sa démarche vise une forme de poésie dépouillée, silencieuse et méditative, réduite à ce qui en constitue l’essence.
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